Selon une étude du Carrefour santé social, qui réunit la mutuelle MGEN et des syndicats, un agent de l’Education Nationale sur sept est concerné par un « risque psycho-social avéré ».
Au sein des agents de l’Education Nationale, la tension est palpable : Enseignants ou personnel administratif, aucun n’y échappe. Selon une étude du Carrefour santé social « une proportion non négligeable des professionnels est en situation de risque psycho-social avéré ». Qu’entend-on par risque psycho-social ? Un épuisement professionnel ou un « burnout ». Menée en mai auprès de 5000 agents de l’Education Nationale, cette étude révèle notamment que 24% d’entre eux se sentent concernés par des tensions au travail.
L’étude montre que les agents de l’Education nationale sont soumis à une « demande psychologique » très élevée. En contrepartie, leur « latitude décisionnelle », qui équivaut à la marge de manœuvre dont ils disposent dans leur travail, est importante. Selon les chercheurs, c’est ce dernier critère qui permet de « réduire le niveau de risque psycho-social » les concernant.
Aujourd’hui, l’Education Nationale sera en grève. Deux griefs sont au centre de cette manifestation : le projet de réforme de l’évaluation des professeurs et les suppressions de postes.