Après de nombreux mois d’inquiétude sur la répartition des postes supprimés au sein de l’Education Nationale, on y voit aujourd’hui plus clair : c’est le lycée qui verra ses effectifs baisser le plus.
Un lycée qui coûte cher
Le lycée est le maillon le plus coûteux de la chaîne. C’est un article du Monde qui nous l’apprend. Alors qu’un élève de primaire « coûte » en moyenne 5700 euros, « c’est 8000 euros pour un collégien, 11400 euros pour un lycéen de la voie générale et technologique, et 11800 euros dans la voie professionnelle. » Dès lors, plusieurs pistes ont été soulevées par le ministère pour supprimer des postes au lycée : « augmenter la taille des classes, diminuer le vivier de remplaçants, distribuer des heures supplémentaires, rationaliser l’offre et la carte des formations. » La fin des options facultatives ?
Les réseaux d’aides aux élèves en difficulté touchés
Les Rased, ces réseaux d’aides s’adressant aux élèves les plus en difficultés, devraient également payer les pots cassés. Selon le Snuipp-FSU, premier syndicat des professeurs, « en cinq ans, près d’un tiers de l’effectif total de Rased aura disparu. » Concrètement, le syndicat évalue à 2500 le nombre de postes de Rased qui risquent de passer à la trappe.